30.5.26

Summer camp 2026 Bourgogne

 
De début juillet jusqu à la fin du mois de Juillet, 
ainsi que les deux dernières semaines du mois d'Aout, 
je serai en Bourgogne à côté de Avallon.
C'est à 2 heures de Paris par l'autoroute de Lyon, 
et environ 1 heure de Dijon.
 Si vous êtes intéressé pour un projet en commun, 
n'hésitez pas à m'écrire à:
lionel.fahy@gmail.com 
 

From early July to end of July and for the last two weeks of August,
 I will be in my summercamp base.
The area is the well famous Bourgogne (Burgundy) in France.
Between Paris (2 hours away) and Dijon (1 hour away). 
 

 
If you plan a specific project:
tattoo appointment, 
illustration, 
art for your band merchandise, 
just get in touch with me by email!
 
lionel.fahy@gmail.com 
 

We can book a date. 
 

 

29.5.26

Traverser le cimetière du Père-Lachaise une dernière fois.

 Traverser le cimetière du Père-Lachaise une dernière fois. 
Pendant neuf années, le cimetière du Père-Lachaise a été bien plus 
qu’un lieu que je traversais chaque matin. 
Il représentait une parenthèse. 
 
 
 
 
Une traversée silencieuse avant d’ouvrir la boutique Les Derniers Trappeurs, 
loin du tumulte des boulevards de Ménilmontant, Charonne et Gambetta.




Durant ces années, les saisons ont défilé comme des tableaux vivants. 
L’hiver déposait une lumière froide sur les pierres et les allées désertes. 
 




Le printemps ramenait les oiseaux et les couleurs discrètes des arbres qui renaissent. 
L’été étouffait parfois Paris sous une chaleur dense, tandis que l’automne recouvrait les chemins d’un tapis de feuilles humides. 
 

Chaque matin offrait une nuance différente, une sensation nouvelle, 
un détail passé inaperçu la veille. 
 
 
Traverser le Père-Lachaise, c’était un moment de liberté. 
Un instant suspendu avant le travail, propice à la réflexion. 
 
  
 
J'en profitais bien souvent pour appeler ma mère, car elle pouvait visualiser mon trajet.
Je l'avais emmenée quand elle pouvait encore marcher, il y a bien longtemps.
 
 
 
Dans ce lieu où reposent les morts, il y a paradoxalement quelque chose de profondément vivant : le chant des oiseaux, les quelques visiteurs matinaux perdus entre les tombes, les jeux de lumière sur les monuments. 
 
 
 
Aujourd’hui, cette traversée a une saveur amère. 
C’est la dernière fois. 
Ce matin je vais rendre les clés de la boutique.
 
 
 
 Une page se tourne après presque une décennie de présence quasi quotidienne dans ce quartier et dans ce décor singulier. 
 


Ce matin, il fait 31 degrés. 
 
 
Les gens se promènent tranquillement dans les allées du cimetière. 
Les oiseaux chantent comme ils l’ont toujours fait. 
 


On dirait que l'été est là, c'est tellement beau!
 
 
Et cette continuité du monde rappelle une chose simple et essentielle : 
rien n’est immuable. 
Les lieux restent, les habitudes disparaissent. 
 



Les portes se ferment, d’autres s’ouvrent ailleurs. 
C'est ce que tout le monde me dit. J'espère qu'ils disent vrai... 
 

Pourtant, certains endroits continuent d’exister en nous longtemps après qu’on les a quittés. 
Le Père-Lachaise aura été cela : 
un refuge quotidien, un espace de silence au milieu du bruit, 
une respiration dans la mécanique des jours. 
Une traversée répétée des centaines de fois, 
jusqu'à ce matin...
 


 
 
Crossing Père-Lachaise Cemetery one last time.

For nine years, Père-Lachaise Cemetery was much more
than a place I crossed each morning.

It represented a parenthesis.

A silent walk before opening the shop Les Derniers Trappeurs,
Far from the hustle and bustle of the boulevards of Ménilmontant, Charonne, and Gambetta.

During those years, the seasons passed like living canvas.

Winter cast a cold light on the stones and the deserted paths.
Spring brought back the birds and the subtle colors of the trees as they were reborn.
Summer sometimes stifled Paris with intense heat, 
while autumn covered the paths with a carpet of damp leaves.

Each morning offered a different nuance, a new sensation,
a detail that had gone unnoticed the day before.

Crossing Père-Lachaise was a moment of freedom. 
A suspended moment before work, conducive to reflection.

I often took advantage of this time to call my mother, because she could see my route.
I had taken her there when she could still walk, a long time ago.

In this place where the dead rest, 
there is paradoxically something profoundly alive: 
the birdsong, the few early morning visitors wandering among the graves, 
the play of light on the monuments.

Today, this journey has a bitter taste.

It's the last time.

This morning I'm handing in the shop keys.
A chapter closes after almost a decade of near-daily presence in this neighborhood and in this unique setting.

This morning, it's 31 degrees Celsius.

People stroll peacefully along the cemetery paths.
The birds sing as they always have.

It feels like summer has arrived; it's so beautiful!

And this continuity of the world reminds us of something simple and essential:
nothing is immutable.
Places remain, habits disappear.

Doors close, others open elsewhere.
That's what everyone tells me. I hope they're right…

Yet, some places continue to exist within us long after we've left them.
Père-Lachaise has been just that:
a daily refuge, 
a space of silence amidst the noise,
a breath in the relentless grind of days.
A journey repeated hundreds of times,
until this morning…
 

20.5.26

ICH BIN IM AUGUST WIEDER IN BERLIN !!!!!


6,7,8,9,10,11,12 Aout / August 
I will be in BERLIN
After 11 years!..
 
 
contact: lionel.fahy@gmail.com 

write me if interested in one of those dates!
Thank you for your interest.